OBIGIES -Le Moulin – historique (suite et fin)

Mortellement blessé en 1918 à son poste d’observation, le vieux moulin cessa d’agiter ses grands bras. Il reste le rendez-vous des peintres, des photographes et autres touristes de passage à la fois impressionnés par son imposante stature et la largeur de ses plaies. Fidèle au poste, il sert encore de point de repère idéal. En 1940, c’est à son ombre que se réunirent les troupes allemandes avant d’entamer la bataille de l’Escaut.

Les poètes s'y intéressent également

Josette Lambreth lui a dédié ce poème:

 Planté sur la colline au verdoyant visage,

Tu connus autrefois des moments glorieux

Quand les chars gravissalent le chemin caillouteux

Avec du grain doré pour unique bagage.

Comme ils avaient peiné, ceux qui, avec courage,

Avaient entreprís de te bâtir en ce lieu.

Travaillant sans répit, du plus jeune au plus vieux

Pour que tu sois l'honneur de leur petit village l

Mais un jour de bataille, un obus sans pitié

Vint te décapiter... d'un seul coup balayer

Un siècle d'existence… et, depuis, solitaire

Tu t’éteins lentement, livré à l'abandon.

Quand tu ne seras plus qu'un pauvre tas de pierre,

De ton passé hélas, bien peu se souviendront l »

Août 56

 

Il ne s'éteint plus. Le voici en pleine reconstruction avant la finition et la pose de la toiture

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