Pascale Déplechin nos revient

Mourir, c’est vivre un peu.

 

Pascale le 02.07.2017 copie2.jpgEllie est là.

 

Femme affamée de mots d’amour.

L’homme aux mots de mort ne la voit pas. Il va sortir. Il sort.

Elle l’a aimé hier, elle en a marre aujourd’hui : marée haute de ressentiments, marée basse de tendresse presque oubliée.

Le ressac, si dur à supporter. Elle a mal à ses souvenirs de bébés pleureurs, de bébés rieurs, de genoux écorchés, de fous rires contagieux. De jeunes amours massacrés, de matches gagnés.

Elle pleure sa fille vidée de son sang dans l’eau sans savon.

Elle pleure sa vie fichue dans l’alcool-dérision.

Elle ouvre la boîte, crève chaque alvéole et chaque abcès. Elle a soif de paix. Elle boit et l’alcool, les larmes coulent dans sa gorge . C’est plus facile pour avaler ses pilules et laver ses plaies.

 

Ellie n’est plus là…

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